A Tristan...
Il y a eu le collège. Au début l'indifférence, ou presque.
Puis, il y a eu la troisième, et les matins où je m'installais à côté de toi dans le bus, aux avants-derniers sièges. Ces matins où je faisais seule la conversation tellement ton lit te manquait, ces matins où moi j'étais bavarde et toi endormi.
Puis il y a eu la fin de la troisième, et c'est là que tout a réellement commencé, j'ai compris que j'allais devoir te quitter...
Et puis ces deux mois, entre le collège et le lycée, passés pratiquement ensembles.
Il y a eu ces lundis après-midis que tu venais passer devant Camille.
Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige tu venais, tu m'aidais à faire mes devoirs.
A cette époque-là c'était "Tristan par-ci, Tristan par là"...
C'était bien.
Et puis, il n'y a plus rien eu. Comme ça, pendant trois mois. L'indifférence, le vide, le manque, la souffrance. Pendant les trois mois les plus importants de ma vie, à croire qu'on avait pas choisi la bonne période.
Et puis il y a eu cette conversation, et là c'est reparti.
Depuis ce n'est toujours pas comme avant, mais on y travaille.
Quoiqu'il en soit, merci pour tout.